Entrons dans le vif  du sujet et parlons de la première partie du flotteur que nous allons étudier, le corps.

Le corps du flotteur, c’est la “boule”, entre la quille et l’antenne. Je dis boule, mais il existe des dizaines de formes, de la plus ronde à la plus allongée. Le corps peut être soit tourné en balsa ou en mousse, soit moulé en plastique. L’avantage du dernier matériau sur les deux autres est qu’il est beaucoup plus solide, vous garderez donc vos flotteurs plus longtemps. Une couche de peinture et de vernis permet de donner un aspect lisse et brillant, mais permet aussi de protéger le flotteur de l’humidité.

Le corps du flotteur sert à plusieurs choses :

  • Tenir la quille et l’antenne.
  • Tenir l’oeillet dans lequel passe le nylon.
  • supporter un poids précis de plomb.

Les formes de flotteur :

Comme je l’ai dit plus haut, il existe des dizaines de formes de flotteur, mais parfois, il s’agit d’une petite variation à peine visible. De là, on peut tirer quelques grandes lignes qui serviront de base, que vous affinerez avec l’expérience.

  • Le flotteur boule : on l’utilise pour la pêche de gros poissons dans des eaux agitées avec du courant.
  • Le flotteur poire : utilisé pour la pêche de poissons plus petits, toujours dans des eaux agités avec du courant.
  • Le flotteur fusée : à mi chemin entre la boule et la carotte, il est utilisé dans des eaux calmes à légèrement agitées.
  • Le flotteur carotte : très fin et allongé, il est réservé à la pêche des petits poissons dans des eaux calmes (étang) quand on doit pouvoir voir très précisément les touches.
  • Le flotteur plat : dernière génération de flotteur, ce flotteur est conçu pour la pêche dans les forts courants des grands fleuves par exemple.

En simplifiant, on peut dire que plus un flotteur s’affine, plus l’endroit où on va l’utiliser doit être calme. A l’inverse, plus le flotteur s’arrondit, plus il pourra y avoir de courant, de vaguelettes ou de vent.

Le poids du flotteur :

Sur chaque corps de flotteur est indiqué un grammage. De 0,10 gr à plus de 40 gr, cela correspond au poids de plomb que le flotteur peut porter avant de couler.

Quand vous montez une ligne, soit vous avez un pèse plomb ou une colonne d’équilibrage et vous pouvez monter vos ligne précisément , soit vous mettez le poids indiqué sur le flotteur et c’est au bord de l’eau que vous testez et ajoutez et retirez des plombs. Ne vous étonnez pas de parfois devoir ajouter ou retirez des plombs alors que vous aviez mis le poids indiqué. Les flotteurs sont en général bien calibrés, ce qui n’est pas toujours le cas des plombs, à moins d’en utiliser de très bonne

qualité qui coûtent assez cher.

La même théorie que pour la forme des flotteur peut s’appliquer au poids, à savoir : plus le flotteur peut porter de plombs, mieux il se tiendra dans le courant, mais la détection des touches fines en pâtira.

Le corps du flotteur n’étant pas le seul élément à prendre en compte, passons au chapitre 3 : la quille.

Retrouvez tous les chapitres :

Chapitre 1 : présentation générale
Chapitre 2 : le corps
Chapitre 3 : la quille
Chapitre 4 : l’antenne
Chapitre 5 : combiner les éléments