Peu habitué des pêches au moulinet, j’ai eu envie de tester quelque chose de nouveau pour moi.

Cette technique du feeder n’a rien de nouveau et la plupart d’entre-vous la pratiquent peut-être déjà. Cet article s’adresse donc aux autres, ceux qui se disent peut-être que c’est une pêche difficile, moins active, etc.

Tout d’abord, la pêche au feeder, c’est quoi?

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet puisqu’il existe une page sur le site spécialement dédiée à cette technique. Je vous y renvoie donc pour y découvrir en détail la technique.

Ma technique à moi.

Je ne possédais pas de canne, j’ai donc du investir. Mais je n’ai pas du vider mes poches pour autant, j’ai trouvé un petit ensemble chez décathlon pour 30€. La canne semble très bien, mais le moulinet quant à lui, il vaut mieux l’oublier très rapidement. Heureusement, j’en avais un qui ne me servait pas et qui fera très bien l’affaire pour débuter. Il est garni de 20 centièmes.

Autre matériel que j’ai du acheter, ce sont des cages feeder. J’ai pris des ouvertes (pour l’amorce) et des fermées (pour les asticots).

Pas besoin d’autre matériel spécifique pour débuter, une station classique fera l’affaire pour s’asseoir. Seul petit aménagement, le support de canne. Mon montage n’est pas très catholique, mais il fonctionne plutôt pas mal et la canne, malgré un peu de vent, ne bougeait pas.

Quel amorce utiliser?

Je n’ai pas fait compliqué, j’ai utilisé un paquet d’amorce Sensas 3000 club feeder. Je l’ai agrémentée de 3/4 d’une boite de maïs Sensas passé au mixer pour en extraire le jus. L’avantage de cette technique, c’est qu’on utilise beaucoup moins d’amorce. En général, pour la pêche au coup, je compte 1 kilo par heure. Ici, mon paquet d’un kilo était largement suffisant pour 2 bonnes heures de pêche.

Et le montage?

N’ayant aucun repère, j’ai un peu cherché sur le net. J’ai pu lire que le montage le plus simple était de faire 3 boucles de taille dégressives sur le corps de ligne et de passer un émerillon sur la seconde boucle pour attacher le feeder. Au bout de la troisième, on glisse le las de ligne et c’est prêt. Comme ça, tout le nylon est doublé, ce qui solidifie l’ensemble. Grâce à l’émerillon, pas besoin de couper la ligne pour changer de feeder, c’est fait instantanément.

La pêche?

Je pensais que ce serait une pêche moins rapide

que la pêche à la longue canne, mais pas du tout, ça bouge presque tout autant. Savoir lancer précisément, recharger au bon moment, observer les mouvements du scion, ça occupe pas mal. Malgré que je n’ai eu qu’une seule prise et malgré le vent du nord qui glaçait les os, je n’ai pas eu l’impression de m’ennuyer ou d’attendre, j’avais toujours quelque chose à faire.

Je ne suis pas (encore) devenu un accroc de cette pêche, mais je pense que de temps en temps, je laisserai la grande canne à la maison pour aller au bord de l’eau. La rapidité de mise en place est un atout non négligeable. Alors qu’il me faut plus d’une demi heure à la pêche au coup pour être en place (déballer la station, préparer les kits, sonder,..), ici, en 10 minutes, je suis en action de pêche. Les soirs où je n’ai qu’une heure devant moi pour pratiquer mon loisir favori, c’est la technique idéale.