Samedi, premier jour de vacances, et comme il y avait un petit concours à côté de chez moi, je suis allé voir.

8h30, un beau brouillard sur la Meuse m’oblige à chausser le gros polar. C’était aussi le cas de la vingtaine de participants qui étaient là. Le début du parcours était réservé aux pêcheur à la longue canne alors qu’à l’autre bout, 4 pêcheurs au feeder tentaient tant bien que mal de trouver la bonne amorce et la bonne distance pour sortir du poisson. Malheureusement, tout le temps que je suis resté près d’eux (près d’une heure à discuter avec un participant), rien, pas une touche, pas une poisson, pas un mordillage d’asticot.

De l’autre côté, les pêcheurs à la longue canne s’en sortaient mieux, avec des ablettes et quelques beaux gardons. Je n’ai pas vu de brème et apparemment, un seul barbeau à été sorti de l’eau.

Je suis resté longuement entre deux concurrents que j’ai observé. Tandis que l’on prenait du poisson quasiment à chaque coulée, l’autre ne prenait rien. J’ai tenté d’observer leurs lignes, ils utilisaient le même flotteur plat, le même type de plombée, la même esche et semblaient pêcher à la même profondeur. Il n’y a que l’amorce que je n’ai pas pu comparer. C’est peut-être ça que ça fait la différence, ou alors, une grosse différence au fond de l’eau.

Autre chose que j’ai observé, c’est la maîtrise et le peu de perte de temps. J’ai été bluffé à

quel vitesse le pêcheur attrapait son dégorgeoir et décrochait le poisson. Ca durait une demi seconde alors que moi, il me faut parfois plusieurs minutes. Pareil pour accrocher son asticot, ça prend à peine quelques secondes alors que moi, l’hameçon glisse, l’asticot se débat,… En gros, aller voir ces concours me montre à quel point j’ai encore du boulot pour devenir un pêcheur moyen.

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