Quand on a réalisé une belle partie de pêche, on en profite pour analyser pourquoi la bourriche était si pleine. On préfère, à l’inverse, oublier bien vite le dernier capot. Et bien pour une fois, je vais analyser ma partie de pêche et essayer de comprendre pourquoi rien n’a été, afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs la prochaine fois.

Le matériel

J’étais parti pour une pêche au feeder, et à deux cannes (une feeder classique et une méthod feeder). J’ai donc pris ma Garbolino et ma nouvelle Arca, prévue pour pêcher au heavy feeder. C’est cette canne que j’ai équipé du moulinet Shakespeare. La canne est super, j’ai en fin de partie de pêche tenté de lancer mes feeders les plus lourds, ça file droit et loin. Sur un lancé que j’ai volontairement appuyé, j’ai été obligé de freiner la sortie du nylon, sinon, ma cage se retrouvait sur l’autre rive du canal. Par contre, le moulinet, il vaut son prix. Certe il est débrayable et le frein fonctionne plutôt bien, mais quand il s’agit de ramener la ligne, ça devient désagréable. J’avais l’impression de ramener une branche du fond de l’eau à chaque fois, alors que je ramenais simplement une cage de 20g vide. Donc, ce moulinet là, je pense qu’il va être vite remplacé.

Ah oui, un petit mot sur ma station Rive, y a pas à dire, c’est autrement plus confortable. Equipée d’un coussin en mousse bien dur, je n’ai pas eu mal au dos alors que ça aurait sûrement été le cas avec l’ancienne.

La préparation

Elle fut courte, très courte, juste le temps de rassembler mon matériel et de le mettre dans le coffre de la voiture. Bon, comme mon matériel est plutôt bien rangé, je savais que je n’oubliais rien. Sauf que mon amorce a été préparé de la même façon. Tiens, parlons-en de mon amorce.

L’amorce

Elle fut préparé et 2 minute chrono. Pour faire simple, j’ai mélangé quelques fonds de farine, sans réfléchir au propriétés qu’elle pourrait avoir. Au bord de l’eau, j’ai cru que j’avais pris de la colle à carrelage plutôt que de l’amorce. C’était collant à mourir. C’est pas compliqué, j’ai laissé la première cage remplie de ce mélange plus de 10 minutes au fond du canal, j’ai ramené la cage pleine. J’ai été obligé de la mouiller quasiment en soupe pour qu’elle veuille bien de désagréger. Une vraie galère, j’aurais peut-être du pêcher simplement avec un plomb au lieu de mettre cette amorce.

Pas plus de succès avec le méthod feeder, je suis arrivé au bord de l’eau avec mes pellets, sans avoir pris le temps de faire des tests de trempage. Du coup, impossible de les coller sur le method, ils restaient dans le moule. J’ai donc laissé les pellets tremper plus longtemps et en démoulant délicatement, j’ai réussi à avoir un ou deux méthods correctement rempli. Sauf que comme ça tenait tout juste, le choc avec l’eau faisait voler en éclat le tout et donc, aucune précision dans l’amorçage.

Les gestes

Après presque un an sans pêche, je savais que j’allais avoir un peu de mal à retrouver les gestes et que les premiers lancers seraient un peu hasardeux, surtout avec une nouvelle canne. Les lancers, finalement, ça allait encore, mais j’ai du me battre avec mon hameçon qui est allé se piquer dans à peu près tout ce qu’il à pu trouver (mon tablier, le ponton de la station, le filet de l’épuisette,…). J’ai aussi eu à me battre avec le nylon qui allait souvent s’emmêler autour du scion de ma canne. Ca, c’est un problème que je rencontre souvent et je n’ai pas trouvé comment y remédier, j’essaye pourtant de garder la ligne tendue à tout moment.

Le lieu

La Meuse est actuellement en chômage partiel, du à des travaux sur une écluse. J’ai donc été pêcher à mon canal habituel, celui dont l’écluse est en travaux justement. Chaque année, j’ai l’impression que ce bras d’eau est plus vide que l’année précédente. Deux pêcheurs, qui venaient d’arriver avant moi, se sont mis à pêcher à la grande canne et au feeder. En 3h de temps, ils ont sorti 1 ablette. Le plus vieux des deux, un papy, est venu faire la causette un petit moment, il me disait qu’il y a encore une dizaine d’année, on faisait des cartons dans ce canal et qu’il ne comprenait pas pourquoi c’était mort à ce point aujourd’hui.
Peut-être que les travaux, pourtant à près d’un kilomètre, perturbent les poissons? Peut-être ne sont-ils pas encore tout à fait sortis de l’hiver? Les eaux se réchauffent, et mon coup était au soleil, mais malgré ça, aucune activité.

Conclusion

Je ne vais pas vous raconter toute ma partie de pêche en détail, il n’y a rien de particulier à en retenir et je ne suis vraiment pas fier de moi. Malgré tout, ça me permet de tirer des conclusions et de les partager avec vous.
On ne s’improvise pas pêcheur et on n’improvise pas une partie de pêche. Il faut connaître son matériel, se familiariser avec les farines et les appâts. Je n’avais jamais utilisé de pellets sur un méthod feeder, j’aurais du passer un peu de temps chez moi à faire des essais de trempage, quite à gaspiller un peu de pellets.
J’aurais aussi pu, connaissant les travaux, choisir un autre lieu de pêche, faire quelques kilomètres et aller choisir un petit coin sur la meuse, là où elle n’est plus en chômage.

C’est une Lapalissade, mais comme pour tout, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. C’est en multipliant les parties de pêche que l’on acquiert la technique, c’est en faisant des mélanges de farines foireux que l’on apprend à connaître les bons ingrédients,

… Et prendre des notes de tout ça, c’est parfois bien utile pour se remémorer une recette, un montage, ou n’importe quel détail. Il n’y a pas de honte à sortir un petit carnet de sa poche pour vérifier que l’on a bien réalisé un noeud que l’on a pas l’habitude de faire.

Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai une partie de pêche à BIEN préparer moi 😉

PS : Comme je ne suis jamais totalement bredouille, je vous présente ma seule prise de la journée, à savoir un magnifique escargot qui devait peser au moins 20 grammes 😉